La soirée du 22 février 2026 au Cinéma Triomphe s’impose comme le point culminant d’une tournée marathon exceptionnelle orchestrée par la documentariste Bénita Jacques dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs. Après 11 projections gratuites à travers le Québec, cette ultime séance vient consacrer un parcours culturel, éducatif et profondément engagé, placé sous le signe de la mémoire, de la transmission et de l’accessibilité.
Un marathon de diffusion culturelle au service de l’histoire
De Montréal à Québec, la réalisatrice a sillonné les routes pour présenter son long-métrage documentaire L’Afrique, berceau de l’humanité et des civilisations modernes, une œuvre qui explore les racines africaines, l’héritage diasporique et l’apport du continent africain à l’histoire mondiale.
Ce film, d’une durée d’environ 1 h 45 à 1 h 49 selon les versions, suit le parcours d’une mère montréalaise en quête de réponses sur ses origines, dont les ancêtres ont été déportés d’Afrique vers Haïti. À travers un voyage en Afrique de l’Ouest, notamment au Musée des Civilisations Noires de Dakar, la réalisatrice rencontre des experts et revisite l’histoire précoloniale, anthropologique et culturelle du continent afin de mieux transmettre cet héritage aux générations futures.
Les dix premières étapes de cette tournée ont bénéficié d’appuis institutionnels et communautaires significatifs, incluant :
• Le bureau du député Mario Beaulieu ;
• L’Université Laval ;
• Le Musée de la civilisation à Québec ;
• Divers organismes communautaires engagés dans l’éducation et la culture.
Cette mobilisation illustre l’intérêt croissant des institutions pour un cinéma de conscience, ancré dans la recherche historique et la valorisation des identités culturelles.
Une œuvre documentaire à portée internationale
Réalisé et produit par Bénita Jacques via sa maison de production, le documentaire a été présenté dans de nombreux festivals et événements cinématographiques à travers le monde, accumulant sélections et distinctions dans plusieurs pays. Il a également été diffusé sur différents continents et dans des festivals dédiés au cinéma noir et panafricain, confirmant sa vocation internationale.
L’œuvre se distingue par une approche hybride entre docufiction et vulgarisation historique, mettant en dialogue témoignages scientifiques, spirituels et historiques pour reconstituer l’âge d’or des civilisations africaines et repositionner l’Afrique comme un pilier central de l’histoire de l’humanité.
L’union des Ambassadeurs et des bâtisseurs
Cette onzième projection de clôture se démarque par l’implication directe des Ambassadeurs du film et d’un cercle de partenaires engagés. Cette convergence entre leadership culturel, mécénat et art engagé souligne l’importance du soutien privé et communautaire dans la diffusion d’œuvres éducatives indépendantes.
Au-delà d’une simple projection, la soirée du Cinéma Triomphe s’inscrit comme un acte symbolique : celui d’une communauté qui se rassemble autour d’un récit historique, identitaire et universel.
Un engagement fort pour l’accessibilité et la transmission
Fidèle à sa vision humaniste, Bénita Jacques a offert l’intégralité de cette tournée gratuitement, y compris la projection finale. Cette démarche philanthropique s’inscrit dans une volonté claire de démocratiser l’accès au savoir historique et au cinéma éducatif, sans barrières financières.
Le documentaire, destiné à un large public et souvent présenté lors de ciné-rencontres et d’échanges éducatifs, vise à favoriser le dialogue interculturel, la réconciliation mémorielle et la valorisation des héritages africains dans les sociétés contemporaines.
Une clôture magistrale, symbole d’un héritage durable
En clôturant cette tournée marathon au Cinéma Triomphe, la cinéaste ne signe pas seulement la fin d’un parcours de projections, mais consacre un véritable mouvement culturel. Entre mémoire, éducation et engagement social, cette tournée historique laisse une empreinte durable dans le paysage cinématographique et communautaire québécois, tout en réaffirmant le rôle du cinéma comme outil de conscientisation, de dialogue et d’unité.
Une apogée marquante qui transforme une simple tournée en véritable mission culturelle au service de l’histoire et des générations futures.
Marcelin Delice @IMAJLA
