En cette journée mondiale de la photographie, découvrez 10 photographes haïtiens qui font et continuent de faire rayonner l’art photographique d’Haïti. 

En cette journée mondiale de la photographie, découvrez 10 photographes haïtiens qui font et continuent de faire rayonner l’art photographique d’Haïti. 

nous rendons hommage à dix photographes haïtiens qui, par leur regard unique, leur persévérance et leur passion, ont su immortaliser l’histoire, la beauté et la réalité haïtienne. Leur travail contribue non seulement à préserver la mémoire collective, mais aussi à faire rayonner Haïti à travers le monde.

Vladjimir Legagneur: Photojournaliste indépendant, assassiné en 2018  à grand ravine, dans le cadre d’un reportage d’un photographique.

Joseph Odelyn: Il est l’un des meilleurs photojournalistes issus de sa génération. Photographe de l’Associated Press ( AP), il a signé plus de 3000 photos. Durant l’année 2024, il a également été distingué à deux reprises lors du concours Atlanta Photojournalism Seminar 2024. Sa dernière distinction remonte au 16 novembre 2024, où il a obtenu la deuxième place dans les catégories Actualité générale et Chris Hondros Memorial International News.

Phalonne Pierre Louis explore dans son travail les notions d’absence, d’exil et de territoire. Elle est fondatrice de l’association Tokay, qui organise le Festival de la photographie et d’art contemporain de Montréal. Lauréate du Fonds pour la photographie émergente de la FOKAL, elle a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives en France, à Montréal, en Haïti et aux États-Unis. En 2023, elle a publié son premier livre de photographies, Sere Bouboun, qui questionne la représentation du corps féminin dans la société haïtienne. Elle prépare actuellement sa prochaine exposition solo, prévue pour l’automne 2025 à Montréal.

Thony Bélizaire Né le 30 mars 1959, il consacre 30 années de sa vie au métier du photojournalisme en Haïti. Ses sujets photographiques sont ancrés dans la réalité haïtienne. Membre fondateur de l’Union des journalistes photographes haïtiens (UJPH), Il collabore avec plusieurs médias haitiens et internationaux dont l’Agence France .Presse (AFP) et Haiti en Marche.

Thony fait également parti du Groupe de réflexion pour la liberté de la presse (GRALIP) fondé en 1991. En juin 2007, il reçoit le premier prix dans la catégorie professionnelle d’un concours de photographie organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Thony Bélizaire est aussi l’auteur d’une œuvre posthume « Radiographie d’une transition démocratique en 100 photos, 1986-2012 », un livre photographique qui explore la transition démocratique en Haïti sur plus de 25 ans. L’ouvrage est finalement réalisé par le cinéaste haïtien Raoul Peck.

Josué Azor: Ses photographies  sont exposées en Haïti, en Italie, au Canada et aux États-Unis. Il est membre du Kolektif 2 Dimansyon (K2D), un collectif de photographes haïtiens engagés dans la photographie documentaire et le photojournalisme. L’œuvre de Josué Azor est une longue exploration de ses zones d’interdits et de fragilité en tant qu’individu. Intimement lié à sa vie personnelle, son travail fait entrecroiser divers lieux, à l’image des lianes. Azor nous familiarise avec l’univers sacré du vaudou, loin des clichés stéréotypés issus de l’imaginaire religieux catholique, protestant et autres. Il explore l’érotisme des corps nus masculins et la fluidité des expressions de genre.

Clarens Siffroy est un photojournaliste haïtien, correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) en Haïti. Il a récemment été récompensé par le World Press Photo 2025 pour la région Amérique du Nord et Centrale. Ses travaux se concentrent sur la documentation des événements sociaux et politiques, en particulier la crise et la violence en Haïti. Il a également collaboré avec des médias internationaux tels que TIME Magazine, The Guardian, The Washington Post, et Le Monde. En plus de son travail avec l’AFP, il a participé à des programmes de formation comme le VII Academy et l’Eddie Adams Workshop. En 2025, il a été reconnu pour son travail sur la crise haïtienne, notamment avec le prix World Press Photo. Sa série de photos « Crisis in Haiti » sera présentée au festival Visa pour l’image à Perpignan, en France, en août et septembre.

Charly Amazan: l’un des meilleurs photographes portraitistes et événementiels de sa génération. Il a longtemps été le photographe attitré de Ticket Magazine et a collaboré avec plusieurs artistes et personnalités de la scène culturelle et artistique haïtienne.

La photographe Émeline Désert, directrice du Centre d’Études Photographiques et Cinématographiques (CEPEC), une école des rares écoles photographiques haïtiennes de plus de 40 ans d’existence. 

Émeline est considérée comme un véritable pilier de la transmission photographique en Haïti.

Chery Dieu-Nalio, Photojournaliste haïtien multiprimé, il a été pendant près de 10 ans, le photographe attitré du prestigieux magazine Associated Press. En 2019, il reçoit le Prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia en collaboration avec Luckson Saint-Vil et Jean Marc Hervé Abelard pour le projet« Cité Soleil : les dessous d’une paix fragile ». La même année, il a reçu le Prix Robert Capa Gold Medal pour son reportage « Haïti : nation au bord du gouffre », l’un des plus grands prix en photographie dans le monde. En 2020, il a également remporté le prix Pictures of the Year International et finaliste du Prix Pulitzer dans la catégorie « Breaking News photography ». Chery Dieu-Nalio est unanimement salué pour son travail tant au niveau national qu’à l’international.

Pierre-Michel JEAN  est un photographe documentaire indépendant et cinéaste. Contributeur actif de la revue de reportage social « Fotopaklè » du collectif « Koletif 2D » qu’il a co-fondé, ses travaux photographiques ont été exposés dans de multiples expositions collectives en Europe comme à New-York. En 2018, il reçoit le prix du Jeune Journaliste Haïtien pour son travail sur la campagne arc-en-ciel de la communauté LGBTQI. Son travail photographique « L’oublie pour mensonge » sur le massacre de Perejil en 1936, a fait l’objet d’une exposition individuelle à l’Institut Français en Haïti en 2019 et d’un livret de poche.

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