C’est le 22 août 2025 que RèN Darah, de son vrai nom Nadwine Darah Muscadin, a révélé son second EP, Dédicace à la petite fille que j’étais . Composé de sept morceaux, cet opus est une plongée musicale et émotionnelle, ancrée dans un univers mêlant Afrosoul et rythmes folkloriques haïtiens, animés par des percussions puissantes qui soutiennent la narration intime du projet .
Une exploration de soi vers la guérison
RèN Darah présente ce moyen format comme le reflet d’un processus de guérison et de reconnaissance de soi-même. À travers des mots sensibles et empreints de vulnérabilité, elle invite l’auditeur·rice à cheminer avec elle vers l’acceptation personnelle . Bien avant la sortie officielle, elle avait partagé sur Instagram un message fort : « …j’ouvre une fenêtre sur ma philosophie, ma vision, mes valeurs… tout en étant vulnérable… j’espère vraiment qu’on se tiendra par la main à travers ce cheminement » . La genèse de ce nom réside dans un dialogue intérieur tendre et réparateur avec l’enfant qu’elle fut : « Je suis allée vers elle pour l’écouter et la prendre dans mes bras… pour lui dire que ça va. Tout va bien… Écoute ton cœur… tu es différente comme tous les autres » . L’ensemble de l’EP incarne cette démarche d’auto-empathie, de résilience et de réappropriation de soi.

Une scène musicale riche de couleurs et d’émotions
Chaque titre incarne une étape, une émotion ou une intention spécifique :
• “Ose” (prod. Milkywae) : un appel vibrant à l’audace.
• “Randevou” (prod. Enoch) : une réflexion sur la résilience et la conservation de sa lumière intérieure.
• “Li pa nòmal” (narration) : une mise en lumière des injustices et vulnérabilités vécues durant l’enfance.
• “Dènye Kout Renmen” (feat. Zazoubeats & King H 509, prod. Zazoubeats) : une quête finale vers l’amour humain et la connexion.
• “Liberté” (prod. NateB) : un hymne à la réaffirmation de sa voix et de son identité.
• “Tras la” (feat. Zaka aux tambours) : une immersion spirituelle et rituelle, où la musique devient un pont entre traditions afro-caribéennes et vécu personnel.
• “Nadwyne” : un slam introspectif — écrit et produit par la chanteuse — adressé avec délicatesse à son moi enfant .
Certains titres sont nés dans un élan instinctif, comme une inspiration inopinée, à l’instar de Randevou ou Dènye Kout Renmen. RèN Darah raconte même comment, un matin, des paroles sont simplement apparues alors qu’elle se préparait : « I never heard this song before… I never understood it… but I felt I couldn’t stop myself from singing it ». Elle réalise par la suite que l’esprit du Kouzen Zaka la guidait .
Une héritière de deux cultures
Née en Haïti et arrivée au Québec à l’âge de 13 ans, RèN Darah incarne un riche métissage identitaire qui nourrit son art . Elle évoque avec tendresse l’influence indélébile des rythmes et des esprits de la terre haïtienne, tout en mettant à profit les ressources artistiques offertes par sa vie au Canada. Le résultat est une alchimie sonore où s’entremêlent percussions traditionnelles, harmonies vocales, chœurs et textures Afrosoul, qui résonnent d’un souffle moderne et profond.
Dédicace à la petite fille que j’étais n’est pas seulement un EP : c’est un voyage intérieur, un hommage à la petite fille en soi, une quête de paix intérieure, de liberté émotionnelle, et d’affirmation identitaire — livrés à travers une musique sincère et ancrée dans une double culture riche. RèN Darah y déploie avec courage et tendresse son univers artistique, et invite son public à l’accompagner dans ce cheminement humain profondément inspirant.

